Dans cette nouvelle vidéo, cheikh Jamel Tahiri revient sur la signification du mot Tawa du verset 12 de la Sourate 20 « Ta Ha », et sur le fait que Dieu s’adresse au Messager (p) en lui disant qu’il n’était pas sur le flanc doit du mont Tour avec le rapport le temps.

Il évoque, également l’histoire de Moïse (p) lorsqu’il va à la rencontre du maître (el khidr), ce « abd a salih » comme l’appelle le Coran, puis enfin sur l’histoire de Salomon et de Balqis, la reine de Saba, en s’interrogeant sur le trône qu’elle possédait.

Concernant la vallée sacrée  Tawa, il rappelle que celle-ci plonge l’homme dans une dimension qui est hors du temps.

Ta Ha 20:12

« Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales car tu es dans la Vallée Sacrée, Tuwâ. »

Ce mot « Tawa » dont la racine  est « yatwi » qui signifie plier, ce qui nous rappelle le verset où Dieu parle du jour où la Terre et les Cieux seront roulés comme un parchemin

Dans le Coran, Dieu nous appelle à un autre temps que le temps terrestre dans lequel nous nous trouvons.

Il revient alors sur le verset du flanc droit, en nous rappelant que le Coran doit être une interpellation pour le croyant. Ainsi lorsque Dieu dit au Messager de Dieu (p) qu’il n’était pas présent aux côtés de Moïse (p), ceci est une évidence, donc pourquoi Dieu précise-t-Il cela ? Il le fait pour nous interpeller sur la dimension du Temps dans lequel Dieu veut nous faire entrer.

En effet, le Messager (p) n’était pas là dans le temps terrestre historique, mais qu’il était en revanche présent dans une autre dimension qui est hors temps.

Toutes les histoires vécues par les Prophètes, le Messager de Dieu (p) en est le père, la source.

Ainsi, pour capter l’essence et la réalité de ce qui se cache derrière les histoires coraniques, nous devons sortir du temps terrestre et aspirer à la dimension atemporelle.

De cette manière, nous découvrirons la grandeur qui se cache en l’Homme et la dimension que Dieu lui a donnée, celle d’une Science qui ne fut donnée qu’à lui (« et il enseigna à Adam tous les noms »).

Nous devons donc servir l’humanité à travers cette particularité que Dieu nous donne, en étant des chercheurs de la Vérité.

Cheikh Jamel Tahiri considère ainsi que le message dont il témoigne dans ses analyses doit être compris par tous, car il s’agit d’un message universel. Cette vérité universelle est celle dont nous sommes à la quête, elle doit nous unir, là où l’on veut nous diviser.

Il revient, ensuite sur les versets 60 à 64 de la sourate « La Caverne », évoquant Moïse (p) allant à la recherche du maître spirituel en compagnie de son valet.

Sourate 18 « La Caverne » (« el kahf »)

60 « (Rappelle-toi) quand Mussa (Moïse) dit à son valet: Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années. »

61 « Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, Ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. »

62 « Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet: « Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage. »

63 « [Le valet lui] dit: « Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson -le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler -et il a curieusement pris son chemin dans la mer. »

64 « [Musa (Moïse)] dit: Voilà ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces. »

Qu’est-ce que Moïse (p) a compris au moment où il réalise que le poisson a repris son chemin, donc a repris vie ?

Il comprend qu’à cet endroit-là, les choses prennent vie, ce qui est le signe qu’il recherchait car il était en quête de ce qui justement peut redonner la vie, cette Science du maître. C’est cette Parole qui transforme et redonne la vie que Moïse (p) recherche.

Nous ne sommes vivants qu’à condition de suivre la trace des Prophètes (p), cette vie que Moïse (p) va découvrir en accompagnant ce maître qui la lui enseignera.

Enfin, cheikh Jamel revient sur l’histoire de Salomon (p) et de Balqis.

Le Coran relate que Salomon après avoir été éprouvé par la vision d’un corps sans vie assis sur un trône, un robot, il obtint de Dieu un royaume que personne n’aura après lui.

Ce roi dont tous les éléments étaient au service demanda qu’on lui ramène le trône de cette reine, puissante qui se prosternait devant le soleil (ce qui ne voulait pas dire qu’elle adorait le soleil)

An-Naml 27:24

« Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu de Dieu. Satan leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés ».

Tentons de comprendre ce que cette reine faisait et dans quel état était-elle et pourquoi elle se prosternait devant le soleil.

Salomon envoie alors une lettre à cette reine en prédisant qu’elle finira par se soumettre, comment avait-il cela ?

An-Naml 27:38

« Il dit : Ô notables, qui de vous m'apportera son trône avant qu'ils ne viennent à moi soumis?»

Chacun qui recherche le sens de son existence est en quête, il a son chemin, son parcours parsemé d’embûches et d’épreuves. Il faut vivre la Vérité que nous recherchons et mériter cette Vérité, cette Science, pour laquelle Dieu va nous éprouver pour la foi.

Il rappelle alors le parcours du Prophète d’Abraham (p) à la recherche de son Seigneur, qui prend l’étoile, puis la lune, puis le soleil comme dieu, avant de comprendre que son Seul Seigneur est Dieu, au-dessus de tout cela.

(Al-An'am 6:76

« Quand la nuit l'enveloppa, il observa une étoile, et dit :Voilà mon Seigneur ! Puis, lorsqu'elle disparut, il dit : Je n'aime pas les choses qui disparaissent.»

Balqis est ainsi comme Abraham en quête et elle s’est arrêtée au stade du soleil dans sa démarche scientifique, ce que comprend Salomon qui connaît les différentes étapes. Il sait que sa lettre va déclencher un déclic en elle car il va lui proposer quelque chose qui dépasse le soleil et qu’elle va accepter car cela est dans la continuité de sa démarche.

Nous devons donc être des chercheurs qui recherchent la vie, contrairement aux robots qui nous entourent dans notre vie quotidienne et qui sont dénués de vie.

Le problème est que l’on veut faire de nous des robots, des gens qui réfléchissent à travers la science acquise, celle de l’intelligence artificielle.

Contrairement à ceux qui  ont une âme pacifiée, qui sont vivants et qui ont retrouvé l’Esprit.

Iblis,maudit soit-il veut nous faire croire que ce monde de l’intelligence acquise n’est pas celui auquel nous aspirons.

Cheikh Jamel nous enjoint à être des chercheurs de vérité et à trouver cette Science que Dieu a mise en nous afin de trouver la Clef pour être l’alternative à tous les défis qui sont sur notre chemin, aujourd’hui.