Cheikh Jamel Tahiri revient dans cette vidéo sur l'ignorance comme un fléau qui amène l'homme à avoir des préjugés.

L’homme doit, au contraire, avoir conscience qu’il est un ignorant. C'est cette conscience de l'ignorance qui me permet d’être dans la voie du chercheur afin de trouver des réponses à cette ignorance.

Si un savant ou chercheur pense trouver une réponse définitive à une question, il ne se donne pas d’aller au-delà. C’est le cas de la physique et ce qu'elle est devenue en refusant la physique quantique. Et dans le phénomène religieux, c'est la même chose avec ceux qui pensent avoir l'interprétation définitive de tel ou tel verset. Ceux qui sont à la quête, Dieu les fait goûter à Ses signes. Nous devons tous être conscients qu'il y a une part d'ignorance dans tout ce que l'on a développé. Ceci est intimement lié à l'âme. Tout est fait pour ne pas laisser de place à cette âme, qui a besoin de se nourrir et de s’élever. Cette ignorance empêche les hommes de pouvoir s'épanouir. C'est ce qui explique le nombre important de problèmes psychologiques et moraux.
Il faut donc bannir cette ignorance et intégrer que nos corps physiques sont amenés à disparaître et que seule l'âme est éternelle.

Le compagnon des Prophètes, le ‘‘Salih’’ ‘‘Quiconque obéit à Allah et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits : les Prophètes, les Véridiques, les Martyrs, et les Vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là !’’ (Verset 69, sourate 4, les Femmes).

Pour être dans leur giron nous n'avons pas d'autres voix que de rechercher à être un ‘‘Salih’’.
Ce verset nous dit que cette vérité que Dieu a énoncé dans Son Livre s'adresse à nous dans cet instant même. Si nous voulons être dans l'entourage des Messagers de Dieu et des vertueux, nous devons tout faire pour devenir un ‘‘Salih’’. Lorsque nous sommes sur cette voie, alors nous avons l’opportunité aujourd'hui d'être avec les Prophètes, les Véridiques et les Martyrs. Ceci devient plus concret.

L’âme, une réalité divine

‘‘Ô toi, âme apaisée (pacifiée), retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis’’. (Versets 27,28, 29 et 30 de la sourate 89, l’Aube).

La majorité des savants explique ce verset en plaçant sa réalité après la mort.
Nous avons la possibilité de retourner cette âme là où elle vient. Ce retour ne se fait pas dans le corps. L’âme est une réalité plus réelle que le corps peut attester. Nous serons ressuscités comme des aveugles. C’est donc dans ce monde que l'âme doit s'épanouir. Ici, l’âme est étouffée car nous ne lui donnons pas la possibilité de pouvoir s'exprimer. L’âme est celle par laquelle nous retournons vers Dieu.

Dieu dit qu’Il nous a créés d'une seule et même âme. C'est l'âme de Dieu, c'est de là d'où nous venons et c'est là où nous retournons. Alors à travers cela nous comprenons ce qu'est être un Calife sur terre.

Tous les hommes ont cette vérité universelle en nous.