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Cheikh Jamel Tahiri développe dans cette nouvelle vidéo le thème  essentiel du « Amal Al Salih » dont la traduction se rapporte au fait  d’accomplir une œuvre réformatrice ou réparatrice. Une œuvre qui vise à  transformer.

Elle est à dissocier d’une autre action, « Al Amal al Hassan », ou la «  hassana », qui signifie l’œuvre pieuse, la bonne action.

Ce thème du « Amal Al Salih » est ainsi récurrent dans le livre de Dieu,  que ce soit concernant cette action en elle-même ou ceux qui  l’accomplissent.

En effet, on le trouve aussi sous l’appellation définissant une  personnalité : « al Abd al Salih », ou plusieurs : « al Salihine », tels  les Prophètes ou les rapprochés de Dieu, qui corporalisent cette œuvre  réparatrice.

On pense évidemment au « Abd Al Salih » (Al Khidr) qui accompagne Moïse  dans son voyage initiatique dans la sourate « la Caverne » du Saint  Coran et qui est le « Salih » par excellence. La manière dont il agit démontre qu’il possède une longueur d’avance et  qu’il intervient dans le passé et le futur, en transcendant le temps. Cette action réparatrice est ainsi indépendante du temps.

Ce « Amal Al Salih » dépasse donc le fait de réaliser de bonnes actions,  car il s’agit en réalité de faire une action qui va régler un problème,  transformer une situation, la réparer. Cela demande donc une prise de responsabilité de la part de celui qui  accomplit cette action et qui participe à la construction de quelque  chose.

Dans le verset 130 de la Sourate « Al Baqara », Dieu nous dit :

« Qui  donc aura en aversion la religion d'Abraham, sinon celui qui sème son  âme dans la sottise ? Car très certainement Nous l'avons choisi en ce  monde ; et, dans l'Au-delà (al akhira), il est certes du nombre des «  SALIHINE » ».

Cheikh Jamel s’interroge sur ce verset et le fait que le Prophète  Abraham fasse partie des « Salihine » dans l’Au-delà. Un questionnement  qui nous amène à tenter de comprendre ce que signifie cet « Au- delà »  dont il est ici question.

Il nous semble à première vue qu’il s’agit là du futur alors qu’en  réalité il est tout à fait probable que cet Au-delà se trouve ici et  maintenant, étant en dehors du temps, présent à chaque instant. La question est de savoir comment pouvons-nous réaliser ce « Amal al  Salih » dans l’Au-delà étant donné qu’Abraham (ainsi que tous les «  Salihine ») avait la possibilité de transformer ce qui se passait ici  dans ce bas monde à partir de l’Au-delà ?

On comprend ainsi qu’en réalité, ce n’est pas à partir d’ici qu’on  décide et transforme les choses, mais que c’est à partir de l’Au-delà,  et dans cet Au-delà, que nous avons la possibilité d’accomplir ces  actions réparatrices.

C’est pour cette raison que lorsqu’on parle de destinée, en disant que  tout est déjà décidé, c’est parce que tout se décide dans « al Akhira »,  dont le temps est indépendant du temps terrestre. Donc si l’on a conscience qu’on appartient à cet Au-delà et qu’on arrive  à le retrouver ici-bas, alors on peut accomplir ces œuvres  transformatrices et l’on comprend donc que tout est décidé pour ici mais  que tout peut se transformer à partir de là-bas.

Cheikh Jamel Tahiri revient également sur le dernier verset de la  Sourate « La Caverne » du Saint Coran où il est dit :

« Dis : « Je suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé  que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer  son Seigneur, qu'il accomplisse une seule action réparatrice et qu'il  n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. »

Il pose la question de savoir pourquoi une seule action réparatrice  suffit ?

Il donne une piste de réponse en expliquant que lorsque l’on a compris  l’importance de ce « Amal el Salih » et qu’il ne se réalise pas ici-bas  mais dans l’Au-delà où lorsqu’on agit on transforme ici, alors on  comprend toute la subtilité de cette œuvre qui participe à quelque chose  d’extraordinaire, et qu’une seule de ces actions réparatrices possède  un prix extraordinaire.

Cheikh Jamel conclut par le Verset 105 de la Sourate « al Anbiya » (les  Prophètes) : qui affirme que : « de la terre hériteront les « ‘ibad al  Salihine » et nous explique que c’est en pratiquant et en faisant des  efforts pour témoigner que l’on pourra atteindre ce statut de « Salih ».

Un statut qui possède un rapport étroit avec la purification de l’âme  que l’on doit élever vers l’âme pacifiée, qui nous ouvrira les portes de  l’Au-delà, pour qu’à partir de là nous puissions accomplir ce « Amal al  Salih » sur cette terre.