Dans cette nouvelle vidéo, Cheikh Jamel Tahiri évoque pour commencer la deuxième décade du mois béni de Ramadan dans laquelle nous venons d’entrer, le temps de la semence, après la phase précédente celle de la purification.

Ainsi, est-il temps de semer de l’amour, la bonne parole et tout ce qui est bon.

Il revient ensuite, sur le sujet de la semaine dernière, qui est d’une importance capitale pour vivre et réussir son mois de Ramadan : il s’agit de l’histoire d’Adam (p), qui, en touchant à cet arbre est descendu du Paradis dans lequel il était et a pris conscience de son erreur et de sa perte. Il revient vers Dieu en se repentant et descend sur terre en se privant de nourriture pour se faire pardonner.

Il est donc le premier à jeûner, puis, lors de ce jeûne durant le mois béni, Dieu revient vers lui lors de La Nuit du Destin.

Pour réussir le mois béni, la demande du pardon est donc la base.

Cheikh Jamel Tahiri évoque ensuite le jeûne et ce qu’il est réellement en s’appuyant sur un récit de l’Imam Jaafar al Sadiq (psl) qui aurait dit : « Le jeûne n’est point de s’abstenir de manger ni de boire néanmoins, le jeûne requiert une condition qui doit être observée afin qu’il soit préservé et c’est le silence intérieur, n’entends-tu pas les paroles de Mariyam, fille de Imran : J’ai voué un jeûne au Miséricordieux, je ne parlerai alors à aucun humain, aujourd’hui. »19/26 c’est-à-dire un silence.

Si vous jeûnez, observez le silence, préservez vos langues du mensonge, baissez vos regards, ne vous disputez pas, ne vous enviez pas, ne médisez pas, ne mentez pas, ne vous opposez pas, ne vous irritez pas les uns les autres… »

Dieu nous demande de ne plus utiliser nos cinq sens extérieurs car Il souhaite nous faire découvrir nos sens intérieurs, Les sens de l’âme. Il veut que nous nous souvenions que les véritables sens qu’Il nous a donnés pour découvrir et goûter La Lumière divine sont les sens intérieurs : l’œil du cœur, l’oreille du cœur...

Le jeûne est là pour nous faire retrouver ces sens-là, le véritable goût, la vraie vision...

Si nous comprenons cela, nous aurons toutes les clefs pour jeûner comme il le faut et nous pourrons alors comprendre qui nous sommes, véritablement.

Nous saisirons alors toutes les subtilités de La création et de La Parole de Dieu, si nous utilisons ces sens cachés et intérieurs.

Sans faire cela durant le mois béni, alors nous serons des personnes qui voient mais qui sont aveugles, qui entendent mais qui sont sourdes...

En goûtant au jeûne de cette manière-là, alors nous verrons et entendrons, véritablement.

Cheikh Jamel Tahiri ouvre ensuite, des parenthèses pour nous expliquer que nous devons parler du « mois de Ramadan » et pas de « Ramadan ». Il y a donc une façon particulière d’exprimer et de parler de ce mois béni qui est un attribut divin, comme l’explique un récit sur lequel le cheikh s’appuie.

Il faut respecter ce mois et ce Dieu que nous adorons qui a offert l’un de Ses attributs à cette période sacrée.

Cheikh Jamel revient ensuite sur l’histoire « des Gens de la Caverne », afin de faire le lien entre ce récit et le mois de Ramadan et pour évoquer, également le thème de la nourriture dans le noble Coran.

Il rappelle qui sont « ces Gens de la Caverne », des croyants vivant dans un environnement idolâtre et qui s’en remettent à leur Seigneur pour trouver la sécurité, préserver le Tawhid (Unicité) et vivre dans ce Tawhid.

Il se retrouvent alors dans cette caverne où Dieu « frappe leurs oreilles » c’est-à-dire qu’Il les protège des perturbations de l’ouïe et du monde est extérieur.

Ils entrent alors dans un sommeil de 309 années dont ils sortent ensuite, en s’interrogeant sur cette situation troublante, avant de décider d’envoyer quelqu’un à l’extérieur à qui ils recommandent une certaine démarche, en lui demandant de rechercher la « nourriture la plus pure », « azka taam ».

Quelle est donc cette nourriture ?

Dieu les a fait rentrer dans le Tawhid durant cette période de sommeil dans laquelle Il les nourrit Lui-même.

En sortant de leur état de sommeil vont-ils chercher de la nourriture charnelle ou alors La nourriture qui les a nourris durant leur sommeil, La nourriture céleste du Tawhid ?

La réponse coule de source.

Ce mois béni donne l’impression que nous entrons dans un état spécial et que Dieu nous invite à nous priver de nourriture et de boisson car nous devons redécouvrir, durant cette période La vraie nourriture, celle appréciée par ceux qui recherchent le Tawhid. Une nourriture spirituelle leur permettant de rentrer dans une dimension différente. Si nous goûtons cette véritable nourriture alors nous seront prêts à réussir ce mois béni.

C’est cette Nourriture du Paradis, que nous devons retrouver, celle qui était présentée à Adam (p).

Il prend d’autres exemples du Noble Coran qui évoquent cette nourriture du ciel : comme dans la sourate « Al Mayda » (La Table Servie) dans laquelle les apôtres demandent à Jésus (psl) que Dieu envoie une table servie, ou encore les nourritures qu’ont refusées les enfants d’Israël.

Cheikh Jamel Tahiri pose alors la question : voulons nous rester à l’état de corps et faire prédominer la nourriture du corps au détriment de la nourriture spirituelle comme les enfants d’Israël, ou alors voulons nous retrouver « azka taam », pour rester dans cette nourriture du Paradis ?

C’est ainsi que « les Gens de la Caverne » souhaitent savoir s’ils vont continuer à bénéficier de cette nourriture une fois sortis de leur sommeil.

Cela nous parle car durant ce mois nous goûtons à cette Nourriture céleste, alors aimerions-nous continuer à nous en nourrir même après la fin de ce mois béni ou retomber dans la nourriture des corps ?

Si nous le désirons profondément, alors Dieu nous aidera à faire cela et nous demeurerons tout au long de l’année dans le mois de Ramadan et nous nous nourrirons alors de La Nourriture du Tawhid.

A travers cette Nourriture nous construirons alors notre corps spirituel.