Dans cette nouvelle vidéo, cheikh Jamel Tahiri commence par revenir sur le sujet de la semaine dernière qui était celui des civilisations qui vivaient en dehors de l’Unicité (Tawhid), dans un progrès terrestre qui se faisait au détriment de la spiritualité et de la véritable vie.

Des nations qui ont ensuite, disparu, au contraire de la cité dans laquelle l’homme vit selon les règles de DIEU et où l’Humanité produit le meilleur d’elle-même en basant son progrès sur la foi et la spiritualité.

Aujourd’hui, nous sommes face à une civilisation globalisée, à l’heure de la mondialisation qui se base sur le colonialisme et l’impérialisme pour faire progresser l’Humanité au détriment de l’Homme.

A nous donc de comprendre quelle est notre place dans ce cycle de la vie et en quoi pouvons-nous faire partie des élus que DIEU a choisis.

Le cheikh revient ensuite, sur la Genèse et sur le cycle du temps, celui de l’Humanité, le commencement avec la Genèse et la fin avec l’eschatologie.

Le début se fait donc avec Adam (p) qui se trouve au Paradis et qui subit la perturbation d’Iblis venu le séduire et le faire tomber avant qu’il ne revienne vers DIEU puis descende sur terre pour le servir.

Iblis, que Dieu le maudisse veut séduire tous les hommes en commençant par Adam (p), pour cela il doit mener son projet à travers le temps que DIEU lui accorde en le prévenant qu’il n’aura aucune emprise sur une catégorie de gens, des élus choisis par LUI, les « Moukhlacine ».

Iblis doit donc amener les hommes au même niveau que lui-même a atteint, le plus haut degré de science et pour cela, il a besoin du cycle du temps jusqu’au « terme fixé », celui de la fin, de l’eschatologie et de la concrétisation de ce projet visant à détourner l’Homme.

Ce projet s’accomplit donc à la fin des temps en unissant les hommes pour les faire goûter, ensemble à la science de l’intellect et faire croire à l’homme qu’il n’a que ce moyen pour s’élever.

Aujourd’hui, le summum de l’intellect est l’IA qui régnera dans son paradis artificiel de NEOM.

Le temps demandé par Iblis est représenté par un cercle qui débute avec la Genèse et se termine en un point qui est le point de départ : le début est la fin, la fin est le début.

Or DIEU a élu des Hommes sur lesquels Iblis n’a aucune emprise, les Moukhlacine (les hommes complets), qui sont dans le Tawhid le plus abouti et qui ne peuvent pas tomber dans le piège d’Iblis.

La question posée est la suivante : est-ce que ces Moukhlacine font partie de ce cycle du temps, ce cercle fermé ?

Le Noble Coran répond à cette question à travers ses histoires et sa méthodologie.

Dans la Sourate « Al Asr, Le Temps » DIEU nous dit : « par le temps, certes, l’homme est en perdition »:

Ici DIEU parle du temps que nous représentons par ce cercle, le temps d’Iblis, le temps de la perdition

« Sauf ceux qui croient, qui font des actions réparatrices, s’enjoignent le droit de toute chose, et s’encouragent mutuellement à la patience ». 103/1,2,3

Cette sourate nous enseigne ainsi que l’Homme est voué à l’échec sauf une alternative représentée par 4 paramètres :

  • La foi
  • Une action qui répare et transforme une situation de mal en quelque chose de bien
  • S’enjoindre à la justice, au droit de toute chose
  • La patience

Ceux qui veulent sortir de ce cycle fermé sont voués à l’échec, les hommes doivent faire prédominer dans leur vie ces quatre paramètres, pour entrer alors parmi les Moukhlacine.

Ils font, en même temps partie de ce cycle car ils sont des hommes, mais n’en font pas partie dans le sens où ils sont dans le centre de ce cercle, ce point qui leur permet de comprendre l’ensemble des choses et des histoires. Ils sont dans le temps mais ne subissent pas les effets négatifs de ce temps de la perdition. Ils sont ceux qui ont la Science du début et de la fin.

Ils sont, comme Salman al farsi, des membres des « Ahloul Beyt (p) » sans en être par le sang ! Comme lui, ils ont accès à cette Science du début et de la fin.

Ils comprennent le but du projet d’Iblis et le retour de l’Homme à son principe originel.

Leur particularité est, également qu’ils vivent l’âme pacifiée qui « retourne agréante et agréée vers son seigneur ».

Ils ont une science en dehors du temps, qui ne dépend pas du temps pour être assimilée et comprise.

Une Science que DIEU fait descendre dans le point que le Coran évoque dans une fameuse histoire où DIEU a rapproché de Lui son Bien-Aimé, Mohammed (p), plus proche que « les deux parties de l’arc tendu », et où Il a dit que « le cœur n’avait pas mentit sur ce qu’il avait vu », sur ce dont il avait été Témoin.

Il n’a pas menti, car il est Le Point au centre de ce Cycle et de ce Cercle temporel où le mensonge n’existe pas car on est dans la pure Vérité, celle du retour à sa nature véritable.

C’est donc à ce Temps que DIEU veut nous faire goûter dans toutes ces histoires prophétiques et ces occasions comme la Nuit Bénie, la prière, que DIEU nous donne pour nous faire prendre conscience de l’illusion du monde terrestre voué à disparaître. Nous devons vivre pour l’Au-Delà, dans une réalité en dehors du cycle d’Iblis.

En rentrant dans ce Point, nous devenons Libre car nous ne sommes plus esclave de notre ego et de notre volonté propre.

Nous voulons être alors que nous ne sommes rien si DIEU n’est pas à travers nous.

Ainsi, nous devons être parmi ces Hommes qui ont à leur tête « le Maître du Temps », l’Imam Mahdi (p), ainsi que Jésus fils de Marie (p).

Cheikh Jamel conclut son analyse avec la sourate « Al Asr » et ses quatre paramètres que Moïse (p) a pratiqués, comme le raconte l’histoire de sa rencontre avec ces deux filles qu’il a aidées dans un acte réparateur, avec sa foi, avant de vivre auprès de leur père le Prophète Shuayb (p) en pratiquant le haq (le droit), dans l’endurance et la patience, pour ensuite, arriver à voir la Lumière de DIEU.

Il nous enjoint donc à cette patience afin de retrouver La Paix de cette âme pacifiée.