Dans cette vidéo, Cheikh Jamel Tahiri aimerait évoquer deux thèmes : cette fin du mois de Ramadan et la « journée d’Al Qods », instaurée par l’imam Khomeyni.

Il commence par ce dernier thème et rappelle que la Foi doit bouleverser notre Humanité et apporter une lueur d’espoir et un bien à l’Humanité à travers le refus de l’injustice.

Ce jour d’Al Qods marque la lutte d’un peuple contre l’oppression, le colonialisme et le mal qu’il subit. Pour grandir spirituellement, nous devons absolument nous élever contre l’injustice car la voie qui mène à être de véritables témoins demande une participation de notre part.

La foi nous libère mais nous devons aussi libérer les autres, ou leur donner les moyens de le faire.

Cette journée nous permet de renouveler notre soutien et notre dévouement à la cause palestinienne, qui est le symbole même de l’injustice et de la lutte contre la colonisation et elle nous rappelle toutes les victimes de toutes les injustices et de l’impérialisme en : Irak, Syrie Yémen, Birmanie, Venezuela, Afrique, Libye etc.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux face à l’injustice faite aux Palestiniens, qui est loin d’être une histoire de religions comme on nous le fait croire.

En effet, avant 1948, juifs, chrétiens et musulmans cohabitaient en parfaite harmonie et il n’y avait aucun problème d’ordre religieux. C’est l’entrée d’une politique sioniste colonialiste qui a été à l’origine de toutes les injustices aujourd’hui perpétrées en cette terre.

Nous devons tous être unis contre l’injustice, malgré nos différences, pour faire honneur à nos prophètes qui ont lutté toute leur vie contre l’injustice.

Cheikh Jamel Tahiri réitère alors cet appel d’unité entre tous les croyants pour lutter ensemble contre l’injustice.

Puis il aborde le second thème qui est la fin du mois béni de Ramadan.

Il rappelle alors la 23ème nuit, dite « Nuit du Destin », qui est si particulière et pendant laquelle nous avons ressenti une perfection à tous les niveaux.

Il revient sur le sujet évoqué par Seyyed Yahia Gouasmi durant la dernière nuit du destin, il y a une semaine, qui était si riche pour les chercheurs et nous invite à visionner cette vidéo dans laquelle il nous rappelait que DIEU nous donnait l’opportunité chaque année de vivre cette nuit bénie.

Cette nuit, qui se situe en dehors du temps, et durant laquelle DIEU nous invite à être dans le cercle des rapprochés, de ceux qui se sont détachés du temps. Une invitation à rejoindre ceux que nous aimons : les prophètes, le messager de DIEU et sa sainte famille. Rappelant que tout cela est une histoire d’amour.

Cette nuit nous rappelait une histoire : celle de la genèse et de la descente d’Adam. Conscient d’avoir perdu son vêtement et d’être passé d’un état d’élévation à un état plus bas, il se trouva nostalgique et commença à ressentir le manque de son état originel, avant de déclarer son repentir qui fut accepté pas son Seigneur.

Cette nuit est donc la nuit de l’istighfar, la demande de pardon, qui nous est offerte pour revenir à la condition d’Adam à qui DIEU a accordé son pardon.

Cheikh Jamel Tahiri nous rappelle ensuite qu’après cette nuit doit se produire pour nous une renaissance : Environ 7 jours après arrive l’Aïd, qui est la fête de la fin du mois béni, qui rappelle le septième jour du nouveau-né, à qui nous donnons un prénom et pour lequel nous organisons une fête.

Il faudrait garder cet état de la Nuit bénie tout au long de l’année et épouser ainsi notre prénom spirituel, car chacun de nous possède son propre nom spirituel, qu’il reflète et nous devons le découvrir ou en choisir un afin de pouvoir être le serviteur de ce nom.

Un nom qui doit nous permettre d’appeler DIEU dans toutes les situations, afin de recevoir l’espoir, de nous raffermir et de faire descendre la paix en nous.

C’est ce que nous fêtons le jour de l’Aïd el fitra : la découverte de ce prénom et notre renaissance. Notre retour à notre état originel avec ce qu’il comporte d’élévation spirituelle.

Puissions-nous quitter ce mois dans cet état, celui de la Nuit bénie, afin d’être toujours attachés à ce câble qui nous permettra d’être fidèle à la bonne parole et à la bonne action.

Dans une seconde partie, Cheikh Jamel Tahiri souhaite évoquer un verset du coran qui l’a interpellé et qu’il voudrait partager avec nous.

Il nous rappelle d’abord que le noble Coran, cette parole de DIEU, est illimitée et doit interpeller tout chercheur, tout croyant, qui, à travers ses interrogations, trouve l’aide de DIEU, qui va nous initier et nous fait goûter à ses signes, ce qui nous vivifiera et raffermira notre foi pour faire de nous de meilleurs témoins de la réalité divine.

Il cite alors le verset 143 de la sourate 7 « al Aaraf » :

« Et lorsque Moïse vint à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit: «O mon Seigneur, montre Toi à moi pour que je Te voie!» Il dit: «Tu ne Me verras jamais; mais regarde le Mont: s'il tient en sa place, alors tu Me verras.» Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au Mont, Il le pulvérisa, et Moïse s'effondra foudroyé. Lorsqu'il se fut remis, il dit: «Gloire à Toi! A Toi je me repens; et je suis le premier des croyants».

Ce verset particulier pose 3 principales d’interrogations:

  • Pourquoi Moïse veut voir DIEU ?
  • Pourquoi se repent-il ?
  • Pourquoi dit-il qu’il est le premier des croyants ?

Les Prophètes sont sur la voie de la quête spirituelle et ont un parcours, comme Moïse.

Il replace ce verset dans son contexte historique qui se déroule lorsque Moïse a délivré les enfants d’Israël et est retourné là où il avait vu le fameux buisson ardent, sur le mont Sinaï. Il reçut alors la Thora durant ces 40 jours d’absence, puis après tout cela, Moïse dialogue avec DIEU et demande à Le voir.

Pourquoi cette demande ? Car il est arrivé à une certaine hauteur spirituelle. Il s’est réalisé et sait que la prochaine étape est d’être avec DIEU. Il a pensé qu’il pouvait lui voir DIEU, dans une dualité : lui d’un côté et DIEU de l’autre

Or, DIEU lui répond qu’il ne pourra pas le voir de cette manière-là, mais lui montre comment il pourra se manifester à lui en faisant disparaitre la montagne lorsqu’Il lui apparait : donc le Seigneur explique par cette démonstration que pour pouvoir le voir, Moïse doit disparaitre totalement comme cette montagne, pour laisser la place entière à DIEU.

La réponse aux deux autres questions coule ensuite de source : Moïse se repent du fait d’avoir été maladroit et de s’être permis de faire sa demande sans avoir conscience des choses.

Puis il conclut qu’il est le premier des croyants car il comprend après cela qu’il arrivé au niveau de la vraie croyance

Cheikh Jamel Tahiri conclut en nous enjoignant à essayer ensemble d’être des croyants et des serviteurs de DIEU.

Alors, si nous atteignons le plus haut des niveaux, peut-être, si DIEU nous le permet, nous pourrons déclarer à notre tour : « je suis le premier des croyants. »