Dans cette nouvelle analyse, dont Cheikh Jamel Tahiri rappelle que le but est de transmettre et d’unir, il est question une nouvelle fois du code du 19, et particulièrement du verset 30 de la sourate 74 (Al Muddathir) dans lequel Dieu nous dit: « Ils sont dix-neuf à y veiller. »

Beaucoup de savants expliquent qu’il s’agit de 19 Anges qui veillent sur le Livre Saint, malgré le fait qu’il n’y ait ni preuve ni certitude qui confirment cette affirmation.

Cheikh Jamel nous explique qu’il ne faut pas enfermer ce verset dans cette seule explication, et que nous devons toujours laisser la porte de la recherche ouverte, sans se limiter à des explications figées et définitives.

À la lumière de cette découverte du code du 19 que la précédentes vidéo a largement développée, et en analysant le verset précédent, on comprend que les 19 qui veillent à la sécurité du Noble Coran sont probablement ce code du 19 qui est là pour verrouiller et protéger le Livre de Dieu et ses versets.

Quant à tous ceux qui tentent de discréditer cette thèse, il faut savoir que leurs arguments ne résistent pas à un examen objectif et approfondi.

En tant que chercheurs, si nous affirmons que tous les événements sont protégés par le nombre 19, cela pose la question du « Qada et du Qadar », en d’autres termes : sommes-nous prédestinés ou possédons nous le libre arbitre ?

Cheikh Jamel Tahiri évoque alors le célèbre récit d’un Saint Imam d’Ahl al Bayt qui répondait, lorsqu’on lui demandait si nous étions prédestinés ou si nous avions le libre arbitre : « ni l’un ni l’autre mais quelque chose entre deux choses »
(Sachant que le « ni l’un ni l’autre » peut également signifier que c’est aussi « l’un et l’autre »).

Il revient ensuite sur l’histoire d’Iblis/Satan qui a évolué pendant des milliers années pour réussir à atteindre le plus haut degré spirituel et scientifique, celui des Anges, et qui refusa de se soumettre à l’homme quand tous les autres Anges ont acceptés de se prosterner.

Dans ce refus d’Iblis se trouvent aussi les notions de « Qada et le Qadar», car il a considéré avoir le choix de se prosterner ou pas, en raison de ses efforts pour atteindre la science, contrairement à Adam qui possédait la science infuse, ce qu’il considérait être une injustice.
Iblis a cependant oublié qu’il avait le choix mais à l’intérieur du cadre du décret et de la prédestination que Dieu a fait pour toutes choses, avant même qu’elles ne soient.

Le verset attestant de cela est le 59éme de la sourate 6, Al-An'aam, du Noble Coran où Dieu dit :

« C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite ».

Il nous faut donc retrouver notre place pour comprendre tout cela, ce qui amène à la notion du Salam, la paix.
La paix est un mot, une idée, un concept, qui est à la base même de la religion musulmane (le mot Islam provient de la racine du mot Salam) et qui est présent partout chez les croyants (Salam aleykoum etc.)

Pour illustrer son sujet, le Cheikh cite les versets 55 à 58 de la Sourate YASEEN (36) du Saint Coran où il est dit :

« Les gens du Paradis seront, ce jour-là, dans une occupation qui les remplit de bonheur;
Eux et leurs épouses sont sous des ombrages, accoudés sur les divans.
Là ils auront des fruits et ils auront ce qu'ils réclameront,
« Salâm » [paix et salut]! Parole de la part d'un Seigneur Très Miséricordieux. »

Mais qu’est-ce que cette paix que nous devons souhaiter à tous et mutuellement ?

Il ne s’agit pas de paix limitée dans le temps et l’espace ; en réalité, celui qui est en paix va appréhender les problèmes et les épreuves de la vie avec sagesse, ce qui signifie que la véritable paix réside dans le fait d’être en paix à l’intérieur de soi.

On diffuse ainsi tout autour de nous cette sérénité et cette Paix, que Cheikh Jamel Tahiri souhaite à tous et à toute, avant de conclure que vivre cette paix ici signifie que nous sommes en réalité déjà au paradis.